Premier voyage au Japon

Ceci est une compilation des articles publiés sur le blog

1er jour – Tokyo

Pour mon premier jour à Tokyo, j’ai voulu voir beaucoup de choses, trop en fait et j’ai terminé la journée sur les genoux (qui furent douloureux pendant tout le reste du séjour).

J’ai commence par faire un tour du côté du palais Impérial où l’on peut se promener dans un très beau parc; puis j’ai longé les douves le long d’une allée connu pour ses cerisiers et comme vous pouvez le constater, je n’étais pas seul à être venu admirer les sakura ;)

sakura

Après le palais Impérial, j’ai marché jusqu’à Ginza, puis j’ai poussé jusqu’au marché aux poissons de Tsukiji (mais comme l’après-midi était fort avancée, il n’y avait plus guère d’activité).
Ensuite, je suis allé à Harujuku où j’ai fait une petite balade le long d’Omote-sando avant de revenir vers Ueno pour manger et rentrer me coucher…

2ème jour: Asakusa & Ueno

Toujours à Tokyo, je décide de visiter Asakusa et le fameux temple Senso-ji dont l’entrée la plus connue se fait via le Kaminari-mon:

Asakusa - Kaminarimon

Une des choses frappantes pour un occidental, est la cohabitation pacifique, voire quasi symbiotique, entre les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto…

Après avoir visité le complexe du Senso-ji, je me suis dirigé vers la Sumida-gawa où j’ai encore pu admirer des cerisiers en fleurs dans le parc Sumida, et voir par la même occasion l’étrange Flamme d’Or de Philippe Starck

Après avoir mangé un délicieux ramen, je suis allé voir le parc d’Ueno réputé pour ses sans-abris et ses cerisiers en fleurs. Ces derniers avaient visiblement un très vif succès auprès de la population locale, le parc était littéralement bondé et les fameuses bâches bleues, utilisées pour réserver un espace sous les cerisiers, abondaient…
Ueno

3ème jour: Nagoya

Au troisième jour de mon périple, je quitte Tokyo pour Nagoya qui se trouve sur la route entre Tokyo et Kyoto. Nagoya n’est pas vraiment une destination courue par les touristes étrangers.
C’est une grande (la 4ème du Japon si ma mémoire est bonne) ville industrielle et l’occasion de constater, une fois de plus, comment tradition et modernité s’entremêlent constamment.
En plein milieu d’une galerie commercante, entre deux boutiques, on peut trouver le temple de Bansho-ji:

dans la galerie commercante

4ème jour: Nagoya

Cette journée à Nagoya était consacrée à la visite du sanctuaire d’Atsuta Jingu, un des principaux sanctuaires shinto du Japon. Etonnamment (ou pas), ce matin-là je semblais bien être le seul visiteur occidental des lieux. Un retraité faisant sa promenade dominicale et voulant pratiquer son anglais me servira de guide improvisé.

Après avoir été déjeûner à la gare et profité du panorama du 15ème étage, je me suis rendu au château de Nagoya où la traduction d’un panneau à l’entrée m’a laissé hilare:

mauvaise traduction

Le château, comme la plupart des bâtiments historiques, a été détruit par les bombardements pendant la guerre et seul le donjon principal a été reconstruit en béton après-guerre. Néanmoins, le site du château est également entouré d’un très agréable parc (où se trouvent, vous vous en doutez, de nombreux cerisiers) qui était évidemment assailli par la foule en ce dimanche après-midi ensoleillé…

Ensuite, je suis allé me balader le long de l’avenue centrale de Nagoya qui a, apparemment, collaboré avec le Comité des Champs-Elysées:

les Champs-Elysées de Nagoya

Je n’ai aucune idée de la nature de cette collaboration et la plaque n’était pas plus explicite sur le sujet…

5ème jour: Kyoto

Pour mon premier jour dans l’ancienne capitale impériale, je décide de commencer en douceur et je me contente de visiter les abords de la gare, bâtiment ultra-moderne en verre à côté de laquelle se dresse la fameuse Kyoto Tower:
Kyoto Tower

Un peu plus loin, on peut visiter le temple To-ji où se trouve la plus haute pagode du Japon:
pagode du To-ji

Laquelle de ces deux tours préférez-vous? ;)

6ème jour: Kyoto

Cette journée à Kyoto était relativement chargée. Je commence par prendre le bus pour me rendre au Pavillon d’argent (Ginkaku-ji) dont les jardins sont magnifiques. Puis, j’ai parcouru le Chemin de la Philosophie (Tetsugaku-no-michi), agréable promenade le long d’un canal sous les cerisiers en fleurs:
tetsugaku-no-michi
Le long de ce chemin, on peut visiter de nombreux temples et sanctuaires; mais je me suis contenté de visiter le temple Honen-in et le sanctuaire Otoyo-jinja qui se caractérise par un temple apparemment dédié aux souris…

Après le Chemin de la Philosophie, je suis allé visiter le temple Nanzen-ji où l’on peut admirer de très beaux jardin Zen:
Nanzen-ji

Ensuite, je suis allé jeter un coup d’oeil au sancturaire Heian-jingu dont l’entrée est marquée par un colossal torii enjambant la route. Ce sanctuaire est très impressionnant par sa taille et son architecture, ce qui s’explique par le fait qu’il a été construit à la fin du XIXème siècle, à une époque où le gouvernement voulait renforcer l’influence du shintoïsme (religion originaire du Japon, contrairement au bouddhisme qui est une importation chinoise).
Heian-jingu

Comme il était encore tôt, j’ai encore pu visiter le Nijo-jo, le château du shogun Tokugawa à Kyoto. Le bâtiment est assez impressionnant avec ses planchers “couinant” destinés à prévenir d’une éventuelle infiltration de soldats ennemis.

7ème jour: Kyoto

Ce 3ème jour à Kyoto était consacré, fort logiquement après le Pavillon d’Argent, au Pavillon d’Or (Kinkaku-ji), qui, il faut bien le reconnaître, est particulièrement photogénique:
le Pavillon d'Or

Comme pour le Pavillon d’Argent, bien plus que le pavillon lui-même, ce sont les jardins qui l’entourent qui valent le coup d’oeil.
Ensuite, je suis allé au temple Ryoan-ji pour admirer des jardins Zen dans le plus pur style karesansui (c’est-à-dire uniquement pierre et gravier, pas de végétaux):
Ryoan-ji

8ème jour: Nara

Petite journée d’escapade à Nara, capitale impériale avant Kyoto. Dès que l’on s’approche du parc de Nara, on peut voir, un peu partout, des daims en liberté, et une fois dans le parc lui-même, ils sont omniprésents:
daims à Nara

C’est dans le parc que se trouvent la plupart des attractions, en ce compris, le Daibutsu-den, qui est le plus grand bâtiment en bois du monde et qui contient une énorme statue de Bouddha en bronze:
Daibutsu-den

Après ce temple et toujours dans le parc, visite du sanctuaire Kasuga Taisha qui possède des centaines de lanternes qui sont, parait-il, toutes allumées pour la fête des lanternes en janvier.

Ensuite, sur le chemin de retour vers la gare, je fais une halte au bord de l’étang Sagi-ike et admire, entre les cerisiers en fleurs, la pagode du temple Kofuku-ji, qui se trouve être la deuxième plus grande du Japon (ceux qui ont suivi se souviennent-ils encore de la plus haute? ;))
Pagode de Kofuku-ji

9ème jour: Kyoto

Pour ce dernier jour à Kyoto, j’avais prévu une longue balade (et j’ai effectivement fait tout le trajet à pied), en commencant par le temple San-ju-san-gen-do, connu pour ses 1001 statues de Kan’non; puis, la grosse attraction du jour: le temple de Kiyomizu-dera.

Le temple se trouve sur les hauteurs et de là, on a une très belle vue sur la ville:
Kyoto vue depuis Kiyomizu-dera

A nouveau, les jardins sont magnifiques. Le contraste entre les couleurs claires des cerisiers en fleurs et le vert de la forêt qui couvre la montagne est superbe…
Ensuite, direction le sanctuaire de Yasaka qui se trouve à côté du parc Maruyama. Dans ce dernier, à nouveau des cerisiers et des bâches bleues étendues pour les fêtes. On peut même y apercevoir des femmes en kimono:
kimonos sous les cerisiers

Ensuite, direction le temple de Chion-in qui est massif, c’est le moins que l’on puisse dire: la porte (le San-mon) est le plus grand du Japon, les bâtiments sont nombreux et très vastes…

Je termine la journée par une balade dans les rues de Gion, le quartier “traditionnel” de Kyoto; mais qui semble très touristique; puis par Ponto-Cho, une petite rue célèbre pour ses restaurants de haut standing; mais en pleine après-midi, l’endroit est des plus calme:
Ponto-Cho

(notez le restaurant français “Au bec fin” à l’avant-plan traduit en japonais, évidemment, par “obekkufan” :D)

Ensuite, je suis rentré à l’auberge en flanant le long des rives de la Kamogawa…

10ème jour: Osaka

Malheureusement, cette journée se passera pour l’essentiel sous la pluie, ce qui limitera mes visites et les possibilités de photos. En fait, je me suis contenté de faire une petite promenade autour du château avant de retourner vers l’auberge.

Pas très loin de l’auberge, dans le quartier de Namba, on peut trouver, au détour d’une petite rue, le surprenant temple de Hozen-ji avec une statue entièrement recouverte de mousse:
Hozen-ji

Puis, je suis allé manger des sushis sur Dotombori-dori, après quoi, je n’ai pu m’empêcher de faire une photo sur le fameux pont Ebisu-bashi où le canal est bordé d’enseignes lumineuses:
Ebisu-bashi

11ème jour: Himeji

Ce dernier dimanche au Japon était consacré à la visite du très beau château d’Himeji, l’un des seuls à avoir échappé aux catastrophes naturelles et à la guerre:
château d'Himeji

Evidemment, comme c’était dimanche et qu’il faisait beau, la foule se pressait non seulement dans le parc; mais également au château. Je pense que c’est l’endroit où j’ai été confronté à la foule la plus compacte (à l’exception du train le matin de mon départ).

Quoiqu’il en soit, c’est probablement la visite que j’ai préférée (mais bon, j’adore les châteaux ;)).

Après avoir mangé un takoyaki dans le parc, direction la gare pour faire un saut par Kobe avant de rentrer à Osaka.
A côté de la gare, j’avise un magasin de gaufres belges (la Belgique est visiblement connue pour ses gaufres bien plus que pour son chocolat ou ses bières):
Manneken, Belgian Waffle

Kobe, en comparaison avec Himeji qui est pourtant une ville plus petite, semble déserte. La ville connaît paraît-il une récession économique importante, conséquence du tremblement de terre de 1995 qui a vu la plupart des entreprises déplacer leurs bureaux vers Osaka, située juste à côté.
Kobe, Harbor Land

De retour à Osaka, petit tour en haut du Umeda Sky Building pour voir les lumières d’Osaka la nuit. Malheureusement, les photos sont ratées…

12ème jour: Tokyo – Harajuku & Shibuya

Retour à Tokyo en shinkansen. Un trajet sans histoire mais il est dit que je ne parviendrai pas à voir le Mont Fuji-san durant ce séjour…

A l’arrivée à Tokyo, je vais déposer mon sac au ryokan. Je commence à sérieusement sentir la fatigue de ces 11 jours de marche intensive… Je me repose un peu avant de me ballader dans le quartier pour rejoindre la gare de Nishi-Nippori et de là, me rendre à Harajuku pour visiter le sanctuaire Meiji-jingu.

Le temps est aux ondées, ce qui complique un peu la prise de photos. Le parc est magnifique et le grand torii est splendide dans la lumière du soleil couchant:
Meiji-jingu

Ensuite, un petit tour du côté de Shibuya, mais c’est presque pour dire “j’y étais”:
Shibuya

Le soir, quand je me décide à sortir pour aller manger un bout, il pleut à verse. Pas grave, on trouve toujours des petits restos partout…
Pas de chance, tous ceux que j’apercois sont fermés. En désespoir de cause, je me contente d’un Mos Burger (à prononcer Mossu Baagaa :D)…

dernier jour: Ikebukuro, Akihabara & Shinjuku

Vu mon état de fatigue, je n’ai pas fait grand-chose ce dernier jour.
J’ai commencé par un peu1 de shopping au Seibu d’Ikebukuro:
Ikebukuro

Ensuite, petite ballade dans les rues d’Electric Town à Akihabara:
Akihabara

Puis je décide de rentrer à l’auberge en attendant le soir où je devais aller dîner à Shinjuku. Sur le chemin, à proximité de l’auberge, j’ai fait le détour par le sanctuaire Nezu qui était très agréable (mais un peu bruyant à cause des travaux juste à côté):
Nezu-jinja

Malheureusement, le soir j’ai oublié mon appareil photo à l’auberge et n’ai donc pas pu prendre de photo de Shinjuku by night :(

Le lendemain matin, je goûtais les joies du train bondé pour me rendre à la gare de Tokyo et de là partir pour l’aéroport…

Ces 15 jours furent merveilleux et je pense déjà à mon prochain voyage là-bas… :D

détails pratiques

En voyant les préparatifs de certaines et certains pour aller au Japon, je me dis que je pourrais évoquer mes propres préparatifs. Qui sait, cela pourrait peut-être servir à quelqu’un…

Avant toute chose, on va préciser que je ne suis pas un adepte des voyages organisés et que, par conséquent, j’ai tout organisé par moi-même ;)

Pour ce qui est du billet d’avion, j’avais choisi Air France qui me permettait de partir de Bruxelles-Midi en TGV pour rejoindre Roissy-Charles-de-Gaulle. Le billet coûtait 792,04 euros.

Autre incontournable des transports au Japon, l’inévitable, l’essentiel Japan Rail Pass que je me suis procuré chez ICTAM (ils étaient les moins chers, je ne me souviens plus du prix exact; mais ils ne comptaient que 8 euros de frais de dossier en plus du prix du Railpass converti en euros).

Toujours avant de partir, je voulais régler la question du logement sur place. Mes critères de selections étaient les suivants:

  • une auberge japonaise (ryokan)
  • possibilité de payer avec Visa
  • possibilité de réserver par internet2
  • s’il y avait la possibilité d’accéder à internet, c’était un plus

Le budget que je m’étais alloué tournait autour de 5000 Yens3 par nuit pour une chambre sans salle-de-bain et sans repas.

Voici les différentes auberges que j’ai visité chronologiquement:

  1. Pour mes premières journées à Tokyo, j’avais établi mes quartiers au Kikuya Ryokan dans le quartier d’Asakusa. L’installation est des plus rudimentaires, une petite chambre4, une petite salle-de-bain commune avec une autre chambre, le tout au premier étage d’un bâtiment ne payant pas de mine dans une petite rue. Le propriétaire est un personnage assez excentrique mais plutôt sympathique5. Bon, le plus gros avantage de cette auberge (en plus de son prix très démocratique: 4500 Yens par nuit) était sa situation: à deux pas d’Asakusa, à 5 minutes d’une station de metro sur la Ginza line, tout près de Ueno… Mais bon, je ne suis pas certain d’y retourner lors de mon prochain séjour, à moins de vouloir visiter ce coin-là de Tokyo.
  2. Mon étape suivante fût, à Nagoya, le Ryokan Meiryu. Relativement facile d’accès en metro6, une chambre nettement plus grande qu’à Tokyo, un vaste bain japonais (commun certes) et tout ça pour 5250 Yens par nuit. Si je repasse par Nagoya, je pense que j’y retournerai.
  3. Mon périple s’est poursuivi par Kyoto, qui est le seul endroit où j’ai eu quelques difficultés à trouver une auberge ayant encore des places disponibles pour la période qui m’intéressait. Bref, j’ai finalement pu réserver 5 nuits au Nihonkan (pour la somme modique de 23625 Yens). A nouveau, la situation, à 5 minutes de la gare de Kyoto, était idéale. L’accueil était des plus sympathiques7, la chambre était des plus adéquates; mais le bain était assez petit et les plafonds assez bas (aïe la téte :p). Bref, j’essayerai sans doute une autre auberge pour mon prochain séjour…
  4. Pour mes deux nuits à Osaka, j’ai logé au Kaneyoshi Ryokan où, pour un total de 14700 Yens, j’ai pu avoir une chambre avec salle-de-bain8. A nouveau, le positionnement de l’endroit (juste à côté de Dotombori) avait joué sur le choix; mais la chambre, bien que très spacieuse par rapport aux précédentes, était moins agréable que les autres. Je pense que j’essayerai de trouver un autre endroit (peut-étre plutôt du côté de Umeda que dans le centre) pour ma prochaine visite à Osaka.
  5. Retour à Tokyo, où je passe mes deux dernières nuit au Sawanoya Ryokan. La chambre est petite mais avec un évier (très pratique pour un porteur de lentilles comme moi), l’accueil est très familial, les bains très agréables et le prix tout à fait dans mon budget (5040 Yens par nuit). Le seul petit point noir est sa localisation un rien moins intéressante; mais pas vraiment un problème, et je pense que j’y retournerai sans hésitations.

A l’exception du Nihonkan à Kyoto, toutes les auberges possédaient un (ou plusieurs dans le cas du Sawanoya) ordinateur connecté à Internet et à Kyoto, dans la gare, le Tourist Information Center permet de se connecter à Internet pour 100 Yens les 15 minutes.

Pour ce qui est de l’utilisation des metros, elle est particulièrement aisée si vous maîtrisez un minimum d’anglais (il y a toujours ou presque un guichet automatique avec les instructions en anglais, et dans le metro, toutes les stations sont annoncées en anglais); par contre, pour les trains, si vous vous aventurez en dehors des grandes lignes, il vaut mieux maîtriser un minimum de japonais ;)

Bon, comme ce post commence a être relativement long, j’en ferai peut-être un autre sur la nourriture et d’autres aspects du Japon… :D

またね。

  1. trop peu hélas, je n’avais pas la place dans mon sac pour pouvoir ramener beaucoup de souvenirs… []
  2. même s’il fallait parfois confirmer par fax []
  3. à l’époque 1 euro valait +/- 155 Yens []
  4. mais je pense que toutes les chambres sont petites à Tokyo ;) []
  5. et comme j’ai bafouillé trois mots de japonais, il devait considérer que je comprenais la langue et n’a pas cessé de me parler en japonais :D []
  6. détenteur d’un Railpass, je l’ai exploité au maximum en choisissant de prendre une ligne de train locale jusqu’à la gare de Kanayama; c’est un des avantages de maîtriser un minimum de japonais ;) []
  7. il fallait se déchausser à l’entrée de l’auberge et ils ont beaucoup ri de mon 46 fillette ;) []
  8. oui, j’ai fait une exception à ma règle de sélection initiale []