La novlangue au chat

Poncifs, arguments d’autorité, mépris de classe, élitisme, révérence face aux puissants et euphémisation de la violence d’État, hyperbolisation et diabolisation de la colère des opprimés… Mikaël Faujour analyse, dans le texte qui suit, quelques unes des principales figures de la novlangue médiatique. Une langue aussi pauvre du point de vue esthétique, poétique, philosophique, qu’elle est riche de présupposés idéologiques et lourde de violence symbolique.

Je vous invite vivement à lire cet article (merci à Oise pour me l’avoir indiqué).

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Comments

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  1. Comment by julien uh | Quartidi Décade I Prairial An CCXV at 17:47:29

    “La (…) stratégie de l’impuissance virile” : j’aime bien ça.
    Texte très intéressant. Alors en plus :
    – quelques exemples applicables à la Belgique
    salaire poche (pour salaire net), charge sociale (pour cotisation sociale patronale. C’est lourd, hein une charge), dysfonctionnement (le système va très bien, mais de temps en temps les “rouages se grippent”, la “machine s’enraye”, mais rien de structurel), “consolidation stratégique”, usage d’anglicismes (pcq flamands et francophones mais pas seulement) et neutralisation du terme out-sourcing pour sous-traitance, par exemple.
    et enfin, pour la France, souvenons nous que c’est une femme qui demande qu’on la prenne. Amusant de constater que le verbe “prendre” a ici une connotation d’amour physique intense, voire violent et peut même évoquer le viol : prendre contre son gré. Pour un mec qui ne s’est jamais, mais vraiment jamais, présenté aux élections et a été nommé Premier ministre, c’est effectivement une sorte de viol des électeurs. On devrait évoquer le vocabulaire très cru et très viril utilisé dans le monde politique.
    – pourquoi l’auteur utilise-t-il le terme totalitarisme ?
    – que le côté jeu se marque dans la campagne électorale actuelle en Belgique : le PS présente ses candidats sur you tube (le CDH aussi, je pense) et son site adopte une étiquette de type “réseau social myspace”, notamment avec “MyPS”
    – vais le référencer l’article sur mon blog, tiens. J’adooooore la sémantique politique (je sais, vous aviez deviné ;-) )

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  3. Comment by oise | Quintidi Décade I Prairial An CCXV at 19:08:29

    sémantique et rhétorique ! Cf., par exemple, l’usage de l’anaphore par sarko…


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  1. Comment by julien uh | Quartidi Décade I Prairial An CCXV at 17:47:29

    “La (…) stratégie de l’impuissance virile” : j’aime bien ça.
    Texte très intéressant. Alors en plus :
    – quelques exemples applicables à la Belgique
    salaire poche (pour salaire net), charge sociale (pour cotisation sociale patronale. C’est lourd, hein une charge), dysfonctionnement (le système va très bien, mais de temps en temps les “rouages se grippent”, la “machine s’enraye”, mais rien de structurel), “consolidation stratégique”, usage d’anglicismes (pcq flamands et francophones mais pas seulement) et neutralisation du terme out-sourcing pour sous-traitance, par exemple.
    et enfin, pour la France, souvenons nous que c’est une femme qui demande qu’on la prenne. Amusant de constater que le verbe “prendre” a ici une connotation d’amour physique intense, voire violent et peut même évoquer le viol : prendre contre son gré. Pour un mec qui ne s’est jamais, mais vraiment jamais, présenté aux élections et a été nommé Premier ministre, c’est effectivement une sorte de viol des électeurs. On devrait évoquer le vocabulaire très cru et très viril utilisé dans le monde politique.
    – pourquoi l’auteur utilise-t-il le terme totalitarisme ?
    – que le côté jeu se marque dans la campagne électorale actuelle en Belgique : le PS présente ses candidats sur you tube (le CDH aussi, je pense) et son site adopte une étiquette de type “réseau social myspace”, notamment avec “MyPS”
    – vais le référencer l’article sur mon blog, tiens. J’adooooore la sémantique politique (je sais, vous aviez deviné ;-) )

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    1. Comment by oise | Quintidi Décade I Prairial An CCXV at 19:08:29

      sémantique et rhétorique ! Cf., par exemple, l’usage de l’anaphore par sarko…

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    Un petit test de math * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.