Qu’est-ce que le bonheur?

Puisque certaines et certains ne semblent pas savoir ce dont il s’agit (en voyant les reponses a mon sondage), et pour faire une sorte de suite a ce post, voici un extrait du livre que je suis en train de lire (La Marionnette et le nain de Slavoj Žižek):

[…] on devrait donc poser que le “bonheur” repose sur l’incapacite du sujet a (ou le refus du sujet de) se confronter totalement aux consequences de son desir: le prix du bonheur est que le sujet reste enferme dans l’incoherence de son desir. Dans notre vie quotidienne, nous desirons (ou faisons semblant de desirer) des choses que nous ne desirons pas vraiment, de telle sorte que, fondamentalement, la chose la pire qui puisse nous arriver est d’obtenir ce que nous desirons “officiellement”. Le bonheur est donc intrinsequement hypocrite: le bonheur consiste a rever de choses que nous ne voulons pas reellement. Lorsque la gauche contemporaine bombarde le systeme capitaliste d’exigences que celui-ci est a l’evidence incapable de satisfaire […], elle se livre fondamentalement a un jeu de provocations hysteriques, en adressant au Maitre une exigence que celui-ci ne pourra satisfaire, ce qui revelera son impuissance. Cependant, le probleme de cette strategie n’est pas seulement l’incapacite du systeme a repondre a ces demandes , mais aussi le fait que ceux qui les avancent ne tiennent pas vraimenta ce que ces demandes soient satisfaites.
[…]
Le vieux slogan de Mai 68 “Soyons realistes, demandons l’impossible!” prend ici une nouvelle signification sinistre et cynique qui, peut-etre, en devoile la verite. “Soyons realistes: nous la gauche universitaire, voulons apparaitre critiques, tout en jouissant pleinement des privileges que le systeme nous accorde. Bombardons le systeme de revendications qu’il ne peut satisfaire: nous savons tous que ces revendications ne serons pas satisfaites, nous sommes donc certains que rien ne changera reellement et que nous conserverons notre situation privilegiee!”

Comme je ne suis pas philosophe, je me contenterai de dire que le bonheur ca peut etre simple comme:

  • un(e) ami(e) veritable et essentiel(le)
  • un rayon de soleil sur mon visage
  • le sourire d’un enfant1
  • une chanson qui nous est chere
  • un oiseau qui chante
  • un beau nuage dans un ciel bleu
  • (a vous…)
  1. encore plus si c’est le sien j’imagine []

8 Responses to Qu’est-ce que le bonheur?


Comments

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  1. cAt
    Comment by cAt | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 15:07:25

    – un bel orage quand il a fait trop chaud
    – l’odeur de l’herbe après la pluie
    – les premiers flocons de neige qui tombent alors qu’on est bien au chaud chez soi
    – s’endormir dans des draps tout propres

  2. comment_type != "trackback" && $comment->comment_type != "pingback" && !ereg("", $comment->comment_content) && !ereg("", $comment->comment_content)) { ?>
  3. Comment by thitho | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 16:10:45

    J’ai bien peur que philosophiquement un homme et cat confondent joie et bonheur.

    Quant au texte, bof; il est plus dans la polémique politique que dans la philosophie.

    Il me semble que le problème a déjà été soulevé quelques fois et qu’une bonne conclusion est que la vie est une recherche non-finissable du bonheur, en ce impliquant que la recherche du bonheur peut être parsemée de joies et que ces joies ressemblent à ce que l’homme attend du bonheur, ce qui explique qu’il puisse avoir l’impression de tomber du bonheur dans la difficulté.

    ‘fin, bon, moi je m’en fous, hein; je suis bien en ce moment dans mes joies et mes difficultés. Mais le bonheur, beuh… il me semble que Un Homme n’y croyait pas dans le passé… Je croyais l’avoir rejoint dans cette anti-foi… :-)

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  5. Comment by monsieur tout-le-monde | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 17:39:28

    “Lorsque la gauche contemporaine bombarde le systeme capitaliste d’exigences que celui-ci est a l’evidence incapable de satisfaire […], elle se livre fondamentalement a un jeu de provocations hysteriques, en adressant au Maitre une exigence que celui-ci ne pourra satisfaire, ce qui revelera son impuissance.”

    Assez j’en ai mal aux côtes de rire.

    Ce sont de bien belles conneries que tu lis là… ;-)

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  7. Comment by oise | Octidi Décade I Thermidor An CCXV at 15:51:24

    “Puisque certaines et certains ne semblent pas savoir ce dont il s’agit” : merci Un Homme pour cette réponse (oui j’ai choisi “le quoi?”, je ne suis pas la seule à ce que je vois) mais, franchement, je préfère fumer de l’herbe que la moquette !! ;o)

    “le “bonheur” repose sur l’incapacite du sujet a (ou le refus du sujet de) se confronter totalement aux consequences de son desir: le prix du bonheur est que le sujet reste enferme dans l’incoherence de son desir” : rholàlà 1) eh quoi toutes les conséquences du “bonheur” sont négatives? 2) faut-il/peut-on toujours être certain que les conséquences d’un événement ou d’une situation que l’on vit seront TOUTES positives? Alors on ne peut jamais être heureux?

    Quant à l’idée qu’on ne désire pas vraiment ce qu’on appelle, et que donc “la gauche contemporaine” (laquelle?) adresse au système capitaliste des exigeances irréalisables pour s’assurer que rien ne change… Pfff C’est le dernier agrument qu’on a trouvé pour conforter les gens dans l’idée que rien ne peut changer, jamais, c’est ça ? En tout cas je trouve ça saoûlant. Et puis d’abord si on est vraiment de gauche, on rêve de le bazarder le capitalisme, pas de le rendre comme ci ou comme ça, non?

    (Tiens sinon, trouvable dans les archives de Là-bas si j’y suis, 2005 je crois, une émission intéressante sur mai 68 et la façon dont on (journalistes, écrivains) a confisqué son histoire au travers des représentations qu’on en donne : discours réducteurs, formules de banalisation, clichés… Et une réflexion sur le fait que cette confiscation maintient la jeunesse actuelle dans une certitude d’impuissance)

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  9. Comment by oise | Octidi Décade I Thermidor An CCXV at 16:04:18

    et sinon pour les petites joies de la vie :
    – oui l’odeur de l’herbe fraichement coupée, aussi
    – l’odeur du café qui coule le matin
    – un bon bain bien chaud
    – un bon bouquin au jardin
    – une belle lumière*
    – marcher très tôt ou très tard dans la ville endormie

    *voire une belle “mumière” hein Christo ;o)

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  11. Comment by julien uh | Nonidi Décade I Thermidor An CCXV at 11:50:55

    putain quel fatras : Le vieux slogan de Mai 68 “Soyons realistes, demandons l’impossible!” prend ici une nouvelle signification sinistre et cynique qui, peut-etre, en devoile la verite. “Soyons realistes: nous la gauche universitaire, voulons apparaitre critiques, tout en jouissant pleinement des privileges que le systeme nous accorde. Bombardons le systeme de revendications qu’il ne peut satisfaire: nous savons tous que ces revendications ne serons pas satisfaites, nous sommes donc certains que rien ne changera reellement et que nous conserverons notre situation privilegiee!”
    – argument fallacieux : le but d’exiger l’impossible étant plutôt de montrer les contradictions du système capitaliste et donc la nécessité de changer de “système”
    – amalgame débile entre “gauche contemporaine” (???) et Mai ’68 (on va me dire que ceux de mai 68 se retrouvent au Ps de ménant, je dirai que certains ont changé d’autre pas. Certains ont “trahi” (oui, je prends volontairement le terme fort), d’autre pas
    – réduction de mai 68 à un mouvement universitaire.
    – Et ils ont obtenu certaines satisfactions quand même, non ?
    certaines de ces remarques dépendent surement des passages que tu as sucrés par tes (…)

  12. comment_type != "trackback" && $comment->comment_type != "pingback" && !ereg("", $comment->comment_content) && !ereg("", $comment->comment_content)) { ?>
  13. Comment by julien uh | Nonidi Décade I Thermidor An CCXV at 11:53:20

    joie : libérer angelica
    bonheur : mettre en place la liberté d’installation et de circulation

    joie : boire un café le matin
    bonheur : que tout le monde puisse en boire

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  15. Comment by thitho | Décadi Décade I Thermidor An CCXV at 15:17:58

    Moi je dis que le bonheur c’est de marcher dans sa baignoire sous une belle mumière en lisant un bon bouquin et en buvant un bon café tout en libérant la circulation…
    Y compris pour les 4×4…

    un bon bonheur au colza transgénique tiens…


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  1. cAt
    Comment by cAt | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 15:07:25

    – un bel orage quand il a fait trop chaud
    – l’odeur de l’herbe après la pluie
    – les premiers flocons de neige qui tombent alors qu’on est bien au chaud chez soi
    – s’endormir dans des draps tout propres

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    1. Comment by thitho | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 16:10:45

      J’ai bien peur que philosophiquement un homme et cat confondent joie et bonheur.

      Quant au texte, bof; il est plus dans la polémique politique que dans la philosophie.

      Il me semble que le problème a déjà été soulevé quelques fois et qu’une bonne conclusion est que la vie est une recherche non-finissable du bonheur, en ce impliquant que la recherche du bonheur peut être parsemée de joies et que ces joies ressemblent à ce que l’homme attend du bonheur, ce qui explique qu’il puisse avoir l’impression de tomber du bonheur dans la difficulté.

      ‘fin, bon, moi je m’en fous, hein; je suis bien en ce moment dans mes joies et mes difficultés. Mais le bonheur, beuh… il me semble que Un Homme n’y croyait pas dans le passé… Je croyais l’avoir rejoint dans cette anti-foi… :-)

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      1. Comment by monsieur tout-le-monde | Septidi Décade I Thermidor An CCXV at 17:39:28

        “Lorsque la gauche contemporaine bombarde le systeme capitaliste d’exigences que celui-ci est a l’evidence incapable de satisfaire […], elle se livre fondamentalement a un jeu de provocations hysteriques, en adressant au Maitre une exigence que celui-ci ne pourra satisfaire, ce qui revelera son impuissance.”

        Assez j’en ai mal aux côtes de rire.

        Ce sont de bien belles conneries que tu lis là… ;-)

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        1. Comment by oise | Octidi Décade I Thermidor An CCXV at 15:51:24

          “Puisque certaines et certains ne semblent pas savoir ce dont il s’agit” : merci Un Homme pour cette réponse (oui j’ai choisi “le quoi?”, je ne suis pas la seule à ce que je vois) mais, franchement, je préfère fumer de l’herbe que la moquette !! ;o)

          “le “bonheur” repose sur l’incapacite du sujet a (ou le refus du sujet de) se confronter totalement aux consequences de son desir: le prix du bonheur est que le sujet reste enferme dans l’incoherence de son desir” : rholàlà 1) eh quoi toutes les conséquences du “bonheur” sont négatives? 2) faut-il/peut-on toujours être certain que les conséquences d’un événement ou d’une situation que l’on vit seront TOUTES positives? Alors on ne peut jamais être heureux?

          Quant à l’idée qu’on ne désire pas vraiment ce qu’on appelle, et que donc “la gauche contemporaine” (laquelle?) adresse au système capitaliste des exigeances irréalisables pour s’assurer que rien ne change… Pfff C’est le dernier agrument qu’on a trouvé pour conforter les gens dans l’idée que rien ne peut changer, jamais, c’est ça ? En tout cas je trouve ça saoûlant. Et puis d’abord si on est vraiment de gauche, on rêve de le bazarder le capitalisme, pas de le rendre comme ci ou comme ça, non?

          (Tiens sinon, trouvable dans les archives de Là-bas si j’y suis, 2005 je crois, une émission intéressante sur mai 68 et la façon dont on (journalistes, écrivains) a confisqué son histoire au travers des représentations qu’on en donne : discours réducteurs, formules de banalisation, clichés… Et une réflexion sur le fait que cette confiscation maintient la jeunesse actuelle dans une certitude d’impuissance)

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          1. Comment by oise | Octidi Décade I Thermidor An CCXV at 16:04:18

            et sinon pour les petites joies de la vie :
            – oui l’odeur de l’herbe fraichement coupée, aussi
            – l’odeur du café qui coule le matin
            – un bon bain bien chaud
            – un bon bouquin au jardin
            – une belle lumière*
            – marcher très tôt ou très tard dans la ville endormie

            *voire une belle “mumière” hein Christo ;o)

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            1. Comment by julien uh | Nonidi Décade I Thermidor An CCXV at 11:50:55

              putain quel fatras : Le vieux slogan de Mai 68 “Soyons realistes, demandons l’impossible!” prend ici une nouvelle signification sinistre et cynique qui, peut-etre, en devoile la verite. “Soyons realistes: nous la gauche universitaire, voulons apparaitre critiques, tout en jouissant pleinement des privileges que le systeme nous accorde. Bombardons le systeme de revendications qu’il ne peut satisfaire: nous savons tous que ces revendications ne serons pas satisfaites, nous sommes donc certains que rien ne changera reellement et que nous conserverons notre situation privilegiee!”
              – argument fallacieux : le but d’exiger l’impossible étant plutôt de montrer les contradictions du système capitaliste et donc la nécessité de changer de “système”
              – amalgame débile entre “gauche contemporaine” (???) et Mai ’68 (on va me dire que ceux de mai 68 se retrouvent au Ps de ménant, je dirai que certains ont changé d’autre pas. Certains ont “trahi” (oui, je prends volontairement le terme fort), d’autre pas
              – réduction de mai 68 à un mouvement universitaire.
              – Et ils ont obtenu certaines satisfactions quand même, non ?
              certaines de ces remarques dépendent surement des passages que tu as sucrés par tes (…)

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              1. Comment by julien uh | Nonidi Décade I Thermidor An CCXV at 11:53:20

                joie : libérer angelica
                bonheur : mettre en place la liberté d’installation et de circulation

                joie : boire un café le matin
                bonheur : que tout le monde puisse en boire

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                1. Comment by thitho | Décadi Décade I Thermidor An CCXV at 15:17:58

                  Moi je dis que le bonheur c’est de marcher dans sa baignoire sous une belle mumière en lisant un bon bouquin et en buvant un bon café tout en libérant la circulation…
                  Y compris pour les 4×4…

                  un bon bonheur au colza transgénique tiens…

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