Hiroshima mon amour

“Quel étrange cri…”

Il y a 62 ans, ceux qui s’érigent actuellement comme les sauveurs du monde libre, de la civilisation, les champions de la démocratie1, larguaient leur première bombe atomique sur Hiroshima, renouvelant ainsi leur arsenal d’armes de destruction massive (qui leur avait déjà permis de raser des villes comme Dresde par exemple avec le succès qu’on sait).

Comme il m’arrive de le dire parfois, avant nous n’étions pas civilisés et nous menions des guerres sales qui devaient s’interrompre durant l’hiver; mais maintenant nous sommes civilisés et nous pouvons faire des guerres propres en toute saison…

C’est beau le progrès, non? :p

  1. quand elle va dans leur sens bien évidemment []

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Comments

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  1. Comment by thitho | Primidi Décade III Thermidor An CCXV at 11:54:25

    Avant eux il y avait paix sur terre
    Quand pour dix éléphants il n’y avait qu’un militaire
    Mais ils sont arrivés et c’est à coups de bâtons
    Que la raison d’État a chassé la raison
    Car ils ont inventé le fer à empaler
    Et la chambre à gaz et la chaise électrique
    Et la bombe au napalm et la bombe atomique
    Et c’est depuis lors qu’ils sont civilisés
    Les singes les singes les singes de mon quartier
    Les singes les singes les singes de mon quartier
    (Jacques brel)
    Les précédents couplets sont aussi très bons, mais moins en rapport avec ton post.

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  3. cAt
    Comment by cAt | Primidi Décade III Thermidor An CCXV at 19:06:20

    “(…)
    Voilà des mois et des années
    Que j’essaye d’augmenter
    La portée de ma bombe
    Et je n’me suis pas rendu compt’
    Que la seul’ chos’ qui compt’
    C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe
    Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
    J’y retourne immédiat’ment

    Sachant proche le résultat
    Tous les grands chefs d’Etat
    Lui ont rendu visite
    Il les reçut et s’excusa
    De ce que sa cagna
    Etait aussi petite
    Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
    Il les a enfermés
    En disant soyez sages
    Et, quand la bombe a explosé
    De tous ces personnages
    Il n’en est rien resté
    (…)”
    (B.Vian)

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  5. Comment by Julien Uh | Quartidi Décade III Thermidor An CCXV at 15:01:09

    a) plus basique : chaud, chaud. L’été sera chaud
    b) et les Ludwig von 88 peuvent être intelligents (EP Hiroshima, 1995)
    Ils allaient sans crainte dans le matin chaud
    Vaquant sans soupÇon aux labeurs quotidiens
    L’air brÛlant stagnait et sous le soleil
    La température montait sans réserve
    Ils marchaient tranquilles, travaux ordinaires
    Ils oeuvraient sans cesse en attendant
    Une issue prochaine À cette guerre sans fin
    Qui leur volait fils, maris et parents
    Jours et nuits rythmés par les cris des sirènes
    Alertes inconséquentes la ville restait vierge
    Préservée des nuées incendiaires
    Qui brutales ravageaient le pays entier
    Canicule matinale le soleil, l’air chaud
    Ralentissent leurs gestes brise anesthésique
    La sueur s’unit À la poussière
    Et ruisselle sur leur corps complaisant
    Journée anodine, moment trop commun
    Je vois dans le ciel un avion qui luit
    Ange métallisé dans l’azure bienveillant
    Le ciel m’éblouit, ronronnent les moteurs
    Un parachute s’ouvre, il s’approche sans hâte
    Un papillon gauche qui oscille désinvolte
    Lentement il tombe, saluant la ville
    De ses ailes tendues aux allures rassurantes


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  1. Comment by thitho | Primidi Décade III Thermidor An CCXV at 11:54:25

    Avant eux il y avait paix sur terre
    Quand pour dix éléphants il n’y avait qu’un militaire
    Mais ils sont arrivés et c’est à coups de bâtons
    Que la raison d’État a chassé la raison
    Car ils ont inventé le fer à empaler
    Et la chambre à gaz et la chaise électrique
    Et la bombe au napalm et la bombe atomique
    Et c’est depuis lors qu’ils sont civilisés
    Les singes les singes les singes de mon quartier
    Les singes les singes les singes de mon quartier
    (Jacques brel)
    Les précédents couplets sont aussi très bons, mais moins en rapport avec ton post.

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    1. cAt
      Comment by cAt | Primidi Décade III Thermidor An CCXV at 19:06:20

      “(…)
      Voilà des mois et des années
      Que j’essaye d’augmenter
      La portée de ma bombe
      Et je n’me suis pas rendu compt’
      Que la seul’ chos’ qui compt’
      C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe
      Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
      J’y retourne immédiat’ment

      Sachant proche le résultat
      Tous les grands chefs d’Etat
      Lui ont rendu visite
      Il les reçut et s’excusa
      De ce que sa cagna
      Etait aussi petite
      Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
      Il les a enfermés
      En disant soyez sages
      Et, quand la bombe a explosé
      De tous ces personnages
      Il n’en est rien resté
      (…)”
      (B.Vian)

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      1. Comment by Julien Uh | Quartidi Décade III Thermidor An CCXV at 15:01:09

        a) plus basique : chaud, chaud. L’été sera chaud
        b) et les Ludwig von 88 peuvent être intelligents (EP Hiroshima, 1995)
        Ils allaient sans crainte dans le matin chaud
        Vaquant sans soupÇon aux labeurs quotidiens
        L’air brÛlant stagnait et sous le soleil
        La température montait sans réserve
        Ils marchaient tranquilles, travaux ordinaires
        Ils oeuvraient sans cesse en attendant
        Une issue prochaine À cette guerre sans fin
        Qui leur volait fils, maris et parents
        Jours et nuits rythmés par les cris des sirènes
        Alertes inconséquentes la ville restait vierge
        Préservée des nuées incendiaires
        Qui brutales ravageaient le pays entier
        Canicule matinale le soleil, l’air chaud
        Ralentissent leurs gestes brise anesthésique
        La sueur s’unit À la poussière
        Et ruisselle sur leur corps complaisant
        Journée anodine, moment trop commun
        Je vois dans le ciel un avion qui luit
        Ange métallisé dans l’azure bienveillant
        Le ciel m’éblouit, ronronnent les moteurs
        Un parachute s’ouvre, il s’approche sans hâte
        Un papillon gauche qui oscille désinvolte
        Lentement il tombe, saluant la ville
        De ses ailes tendues aux allures rassurantes

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